covid-19

Numéros et contact utiles

30 octobre 2020 : 2ème confinement

Pendant le confinement, le cancer est toujours là. La Ligue contre le cancer du Haut-Rhin continue de vous accompagner 

Alors que le 1er confinement avait considérablement compliqué le parcours de soins des personnes traitées pour un cancer, la 2èmevague de l’épidémie de Covid-19, en nous obligeant à nous re-confiner, confronte à nouveau les patients à de multiples difficultés. La crainte d’une contamination virale conduit certains à ne pas consulter, à repousser des examens ou des traitements à l’hôpital. Le risque est alors que le cancer progresse ou qu’une rechute ne soit pas décelée à temps, compromettant ainsi les chances de guérison.

La Ligue contre le cancer du Haut-Rhin, comme lors du 1er confinement, se mobilise pour aider les patients et leurs proches en difficulté en répondant à leurs interrogations, en les conseillant à distance sur le plan médical, social, diététique, socio-esthétique, en leur proposant un soutien psychologique et, pour les plus démunis, un secours financier d’urgence.

Pour les bien-portants, ces craintes peuvent inciter à ne pas faire leur examen de dépistage (cancers du sein, du colon-rectum, du col de l’utérus) en temps voulu, ou à ne pas consulter pour un symptôme suspect avec, là aussi, une forte perte de chance de guérison.

Parlez-en à votre médecin ou contactez-nous pour tout renseignement :

  • Colmar et Centre Alsace : 03 89 41 18 94
  • Mulhouse et Sud- Alsace : 03 89 53 70 20
  • ou par mail : cd68@ligue-cancer.net

Le cancer n’attend pas, il faut le prendre de vitesse. La Ligue sera toujours à vos côtés pour le vaincre !

Dr Bruno Audhuy, Président bénévole de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin




Contactez le Comité du Haut-Rhin par mail : cd68@ligue-cancer.net


Numéros nationaux :

  • Écoute et soutien : 0800 940 939
  • Écoute et soutien médicaux : 01 53 55 24 45
  • Questions sociojuridiques : 01 53 55 25 30

Information Coronavirus

10 NOVEMBRE 2020

CANCERS ET SECOND CONFINEMENT : TOUS LES INDICATEURS PASSENT AU ROUGE

La Ligue contre le cancer demande aux pouvoirs publics d’agir sans délai pour ne pas sacrifier les personnes malades atteintes de cancer durant la 2e vague de la Covid

  • Déprogrammations de rendez-vous
  • accès limités à certains équipements diagnostiques
  • retards de diagnostics et de début de traitement
  • reports d’interventions chirurgicales
  • sécurité insuffisante dans des hôpitaux des parcours dédiés pour les personnes atteintes de cancer, les exposant à un risque de COVID-nosocomiale
  • ruptures de la continuité des soins, parfois même à domicile…

... Les insuffisances de prises en charge des personnes malades du cancer constatées lors du premier confinement se répètent lors du second, aggravant leur situation.

La Ligue contre le cancer a recueilli de nombreux témoignages particulièrement alarmants - tant auprès des malades, de proches que de soignants – qui démontrent un grand nombre de parcours de soins entravés et de dépistages retardés.

Après avoir vécu une situation particulièrement difficile lors du premier confinement, force est de constater que l’absence d’anticipation des pouvoirs publics en amont du second confinement exacerbe toutes les difficultés rencontrées par les malades et les proches.

La Covid-19 et sa gestion : au-delà des pertes de chances, le risque de milliers de morts supplémentaires par cancer dans les cinq années qui viennent

Au printemps, le premier pic de la Covid-19 avait pris tout le monde par surprise. La reprise épidémique à l’automne était crainte par tous, mais annoncée et modélisée depuis le mois d’août. Des dispositions auraient dû être appliquées pour que la continuité de la prise en charge et du traitement des autres maladies que la Covid-19, notamment les cancers, soit assurée. Aujourd’hui, le constat est sans appel : la situation n’est pas meilleure mais pire qu’au printemps, les retards et les reports s’accumulent et se cumulent même parfois avec ceux de la première vague épidémique tandis que les professionnels de santé sont à bout de force.

Parcours de soin entravés, deux fois moins de cas détectés : agir pour éviter l’hécatombe

Pour le Professeur Axel Kahn, Président de la Ligue contre le cancer « il n’est pas possible d’attendre la fin de la seconde vague ou un vaccin pour agir ; les dépistages ne doivent pas être arrêtés malgré le confinement et tous les examens indispensables doivent être accessibles. Il est sûr que des dizaines de milliers de cancers ne seront pas détectés d’ici la fin de l’année. A terme, cela représente des milliers de morts qui auraient pu être évités par une prise en charge précoce. Les personnes malades du cancer ne doivent pas être les sacrifiés collatéraux de cette épidémie. Les pouvoirs publics doivent lancer une grande campagne de communication pour rassurer les malades sur les parcours de soin, inciter au dépistage, nous le devons aux malades et aux proches, au bord du burn out. Les pouvoirs publics doivent surtout, sur tout le territoire, sécuriser des lieux aptes à assurer la continuité des diagnostics, des traitements et des parcours de soins des personnes malades du cancer, à l’abri des risques de COVID-nosocomiale ».

Dans cette situation particulièrement difficile, la Ligue entend tout faire pour être à la hauteur de sa vocation et tenir son serment :

  • Accompagner, répondre, conseiller les personnes malades du cancer et leurs proches : notamment à travers son dispositif téléphonique COVID CANCER. Les appels sont traités par des personnels dédiés (cellule psychologique, équipe médicale) : 0 800 940 939 ou sur son site Ligue-cancer.net ; un forum dédié y est actif 24 heures sur 24, 7 jours sur 7
  • Agir avec détermination auprès des autorités de santé pour les protéger, faire valoir leurs droits
  • Exiger une sanctuarisation médicale et hospitalière de la prise en charge des personnes malades du cancer

Quelques exemples des nombreux témoignages reçus par la Ligue contre le cancer :

« Je n'ai pas fait mes dépistages car non distribution du courrier et centres de radiologie peu accessibles »

« Mon premier RDV avec mon urologue à l’hôpital X pour la prise en charge de mon cancer de la prostate (détecté en janvier 2020), prévu en avril, a été repoussé à fin juillet 2020 »

« Mon TEP-Scan prévu au mois d’avril à l’hôpital n’a pu être réalisé qu’en juillet. […] Une réserve sur ce point : s’il y avait eu une évolution des métastases, il aurait fallu changer de traitement plus tôt ».

« Pour un suivi d’un cancer du poumon stade 4, de très grandes difficultés pour prendre des rendez-vous pour scanner thoraco-abdomino-pelvien et IRM cérébrale, réponse du secrétariat : les rendez-vous sont réservés aux patients atteints par le COVID... »

« J'avais rendez-vous à l’hôpital X afin de discuter sur l'arrêt de mon hormonothérapie mais ce rendez-vous a été annulé... C'était quand même assez important pour moi. Du coup j'ai pris la décision seule... »

« Je devais faire une mastectomie bilatérale avec reconstruction par lambeau abdominale en avril 2020. Elle n'a pas été programmée. J'ai consulté mon chirurgien en octobre 2020. L'opération devrait être reprogrammée en avril 2021 »

« J’attends une intervention pour double reconstruction et avec une ablation des ovaires. Elle devait avoir lieu en décembre »

« Opérée en septembre 2019 d’un cancer de la vessie cystectomie avec mise en place type Briker. Scanner le 22/7/20 découverte d’un nodule sur le lobe gauche du poumon. TEP-Scan le 16/09/20 pour confirmation ; le nodule est actif et a évolué depuis le scanner. Rendez-vous le 30/09/20 à St Joseph à Marseille pour intervention fixée au 30/10/20, mais déprogrammée le 28/10 fautes de places en réa et soins intensifs. Je comprends tout à fait la situation »

Les personnes concernées ne doivent pas hésiter à témoigner sur le forum dédié sur le site de la Ligue : www.ligue-cancer.net, au 0 800 940 939 choix 4 ou à covidcancer@ligue-cancer.net

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6 JUILLET 2020

URGENCE : PENURIES DE MEDICAMENTS


Pendant l’épidémie liée au nouveau coronavirus, la France a été confrontée à un problème majeur de pénuries de dispositifs médicaux et de médicaments.

Pourtant, ces dernières n’ont pas attendu la crise de la Covid-19 pour apparaître et entraîner de lourdes conséquences pour les personnes malades.

Depuis plusieurs années, la Ligue contre le cancer se mobilise pour lutter contre ce problème.

Pour mieux qualifier l’ampleur des conséquences des pénuries, la Ligue a réalisé une enquête auprès des personnes malades et des soignants spécialisés en cancérologie en novembre 2019. Le constat dressé grâce aux résultats de cette enquête est alarmant !

En effet, les trois quarts des professionnels interrogés ont déjà été confrontés à un problème de pénuries de médicaments contre le cancer. Selon 75% des soignants, le problème aurait tendance à s’aggraver depuis 10 ans. Ce vécu inquiétant ne fait que refléter un triste constat, de l’aveu même des autorités sanitaires : l’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et des produits de santé (ANSM) déplorait 1499 pénuries ou tensions d’approvisionnement en 2019 contre 404 en 2013, soit une augmentation de plus de 350% ! L’information sur le phénomène apparaît également très lacunaire, tant pour les professionnels que pour les personnes malades.

Par ailleurs, les conséquences directes des pénuries de médicaments pour les personnes malades sont graves et multiples. Au-delà de l’incompréhension, de l’inquiétude et de la colère suscitées chez ces dernières par les pénuries de médicaments auxquelles elles ont été confrontées dans le cadre de leurs traitements contre le cancer, l’indisponibilité des produits est susceptible d’entraîner des pertes de chance. Ce constat est confirmé par 75% des professionnels interrogés. Pire encore, plus du tiers des oncologues questionnés font le constat d’une détérioration de la survie à cinq ans de leurs patients victimes de pénuries de médicaments contre le cancer. Si les autorités publiques et les industriels du médicament avaient conscience du problème bien avant l’épidémie de Covid-19, les actions concrètes pour répondre aux besoins des personnes malades ne semblaient pas être une priorité.

La situation était déjà dramatique en novembre 2019, elle le sera d’autant plus après la crise sanitaire que nous traversons. Il est urgent d’agir contre ces pénuries de médicaments dont l’enjeu essentiel, en dehors de toute considération industrielle ou politique, est l’intérêt des personnes malades à disposer des meilleurs soins.

Seule votre générosité nous permet de défendre les droits des personnes malades : aidez-nous à mener ce combat.

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15 MAI 2020

"Ne pas avoir peur de se faire dépister ou traiter ...
Des oncologues et la Ligue contre le cancer tirent le signal d'alarme : la crise de Covid-19 et le confinement ont provoqué un retard dans le dépistage ou le traitement des cancers."


7 MAI 2020

LA LIGUE CONTRE LE CANCER ALERTE SUR LA DANGEREUSE DÉGRADATION DE LA SITUATION DES PERSONNES CONCERNÉES PAR LE CANCER

Au contact des personnes malades atteintes de cancer et de leurs proches depuis les premiers jours de la crise via son maillage territorial ainsi qu’un dispositif d’aide et d’écoute exceptionnel, la Ligue contre le cancer dispose d’un retour terrain édifiant. La ligne téléphonique mise en place depuis le début du confinement a, par exemple, reçu des milliers d’appels. Beaucoup témoignent de la multiplication des problèmes quant à la continuité des soins contre le cancer.

Quelles sont les conséquences de l’épidémie de COVID-19 pour les personnes atteintes d’un cancer ?

• Le retard de diagnostic : une perte de chance considérable

Le cancer touche plusieurs millions de Français aujourd’hui. La Ligue oeuvre chaque jour pour le dépistage et la prévention, armes efficaces contre le cancer. Plus la maladie est détectée précocement, meilleures sont les chances de la soigner avec succès. Aujourd’hui, la situation tendue des établissements de soin, la fermeture de plusieurs services (radiologie, scanner, etc.) et la hiérarchisation des prises en charge engendrent des retards de diagnostics mettant en péril de nombreuses vies. Une réalité qui aura également pour corolaire des traitements plus lourds et plus couteux à l’avenir.

« Nous savons déjà par exemple que des personnes qui constatent l’apparition d’un grain de beauté ou une boule au sein ne feront pas actuellement la démarche de consulter. Cette situation ne peut durer éternellement : un diagnostic tardif c’est évidemment un processus de soin tardif, donc beaucoup plus lourd avec des chances de rémissions inférieures. C’est une réalité concrète terrible pour ces personnes et une difficulté supplémentaire qui se profile pour notre système de santé. Bien que les établissements de soins hospitaliers et ambulatoires se soient globalement organisés de façon extrêmement réactive face à l’épidémie, ce que nous constatons sur le terrain n’est pas tenable. Il est aujourd’hui absolument nécessaire d’assurer un suivi à distance des personnes en traitement et de les accompagner en ville durant cette crise COVID-19 mais aussi au-delà car les cas seront nombreux. Nous avons soutenu les mesures initiales préconisées par le Haut Conseil de Santé Publique (décalage des cures, d’interventions non urgents, protocoles plus concentrés de radiothérapie, etc.) en suivant une ligne de conduite simple : trouver un compromis entre les meilleures chances du traitement des tumeurs et la préservation des malades vis-à-vis du Covid-19. Maintenant, à quelques jours du déconfinement, il convient sans délai que les personnes atteintes de cancer ou nécessitant dépistage ou vaccination, doivent réintégrer un parcours de soins rassurant, efficace et disponible. L’angoisse des malades ne doit pas être minimisée, elle exige un dialogue qui paraît aujourd’hui impossible. » précise le Président de la Ligue contre le cancer, le Professeur Axel Kahn.

• Pour les personnes déjà diagnostiquées : le stress engendré par les reports, décalages, modifications, voire par l’arrêt temporaires des traitements et l’interruption des soins de support est réelle

  • Parmi les nombreux changements constatés :
  • Reports de traitements,
  • Substitution des médicaments par voie orale,
  • Limitation voire l’interruption de l’aide à la toilette de certaines personnes seules et âgées,
  • Arrêt des soins de kinésithérapie et de la prise en charge de la douleur,
  • Interruption du suivi psychologique (lorsque les structures n’ont pas mis en place des consultations à distance)
  • Impossibilité́ d’accès à certains soins palliatifs pour les personnes en fin de vie à domicile avec difficulté́ de ré-hospitalisation en cas d’urgence.

Ces situations engendrent de l’incompréhension et des inquiétudes de la part des personnes malades, qui redoutent une moindre efficacité́ du protocole engagé, la progression ou la récidive de leur cancer. Elles craignent des pertes de chance liées aux reports et modifications des protocoles de leur traitement, ce qui déclenche parfois une angoisse de mort. Certaines d’entre elles se posent la question de la pertinence de la reprise du traitement passé un certain délai, ont des doutes sur l’équivalence de performance et expriment des inquiétudes quant aux possibles effets indésirables qui peuvent survenir à domicile.

« Les personnes ont peur de mourir car elles ne sont pas soignées. Elles ont peur que le cancer soit plus important ou qu'il se propage » explique un Comité́ départemental de la Ligue contre le cancer

• Les proches deviennent des « professionnels de santé », malgré eux

Les proches aidants sont des victimes collatérales de cette situation et font face, comme l’a constaté la Ligue, à une gestion forcée des soins à domicile, soins curatifs (voire palliatifs) de leur proche malade. A cause du confinement, ces aidants sont isolés quand la fin de vie est organisée à domicile. Ils ne disposent pas toujours du matériel médical et de l’accompagnement humain nécessaires, ce qui rend cette expérience traumatisante et douloureuse.

« Aujourd'hui comme tout le monde est en confinement, l'infirmière qui faisait mes soins a passé́ le relais à mon mari qui a changé́ mon pansement plusieurs fois. La consultation avec la chirurgienne fin mars a été́ annulée. Mon seul souci ce sont les fils qui soudent ma cicatrice douloureuse » Témoignage d’une femme ayant subi une mastectomie, recueilli par son Comité́ départemental de la Ligue contre le cancer.

La Ligue constate même que certaines personnes isolées, souvent âgées, ont dû faire appel à une solidarité non conventionnelle de proximité pour les assister.

• Rupture des liens avec l’équipe soignante, le médecin et même avec les aides à domicile : les malades se sentent isolés… voire abandonnés

Qu’il s’agisse de l’équipe de l’hôpital, du médecin traitant, des infirmières libérales ou des aides à domicile (pour les courses, le ménage, etc.), la Ligue constate que les personnes malades souffrent d’une solitude extrême et d’un sentiment d’abandon. Du fait de l’épidémie, certains hôpitaux sont saturés et ne sont pas en mesure de maintenir le lien avec les personnes atteintes d’un cancer. Le médecin traitant, parfois très difficile à joindre, n’est pas forcément en mesure d’identifier et de gérer les effets indésirables des traitements contre le cancer. Au-delà̀ de l’organisation des soins à domicile, les personnes malades du cancer peuvent rencontrer de particulières difficultés dans leurs activités de la vie quotidienne.

« A domicile, les personnes malades se sentent parfois en sécurité mais sont désorientées face à des symptômes qu’elles peuvent confondre avec ceux du COVID » selon un des Réseaux régional de cancérologie

« Appel d’une femme atteinte d’un cancer du poumon et du COVID-19, qui ne peut joindre son médecin traitant (disque lui demandant d’appeler le 15) et qui cherche des renseignements : quand saura- t-elle qu’elle ne développe pas de forme grave ? Quand prendre du doliprane ? Quels signes justifient d’appeler le 15 ? » Appel reçu par la permanence médicale de la Ligue contre le cancer L'absolue nécessité d'un suivi à distance des personnes en traitement et de leur accompagnement en ville

L'absolue nécessité d'un suivi à distance des personnes en traitement et de leur accompagnement en ville

La Ligue contre le cancer demande aux pouvoirs publics la mise en place un plan d’accompagnement pour tous les malades du cancer, notamment :

  • Organiser des correspondances régulières avec l’hôpital, par téléconsultation s’il est impossible de faire autrement, afin d’assurer une communication efficace des informations importantes aux personnes malades ; favoriser la bonne observance des traitements ; rompre l’isolement des personnes soignées à domicile et de leurs proches aidants
  • Former les professionnels ambulatoires (médecins généralistes, professions libérales, etc.) aux spécificités de la prise en charge de la maladie cancéreuse, pour permettre l’accès à des soins curatifs, de support et palliatifs adaptés
  • Aux personnes malades, la Ligue transmet un message clair « ne vous résignez pas, prenez soin de votre santé, appelez votre médecin et soignez-vous ! »

Depuis le début du confinement, la Ligue est mobilisée, active et défend de manière acharnée les droits des personnes malades et de leurs proches ainsi que le respect de leur dignité :

  • Elle a demandé et partiellement obtenu la reconnaissance des proches-aidants dans les prises en charge compensées par l’Assurance maladie.
  • Elle s’est élevée, avec succès, contre le confinement prolongé des personnes de plus de 65 ou 70 ans, jugé discriminatoire, et la stigmatisation de ces dernières
  • Elle prend actuellement position pour que les masques de protection soient gratuits et accessibles pour les publics vulnérables et leurs proches-aidants.

La Ligue contre le cancer se mobilise pour aller plus loin et faire réintégrer dans la prise en compte sanitaire et sociale les personnes atteintes de cancer ou cherchant à éviter un cancer.


4 MAI 2020

MASQUES PRÉVENTIFS : LA LIGUE CONTRE LE CANCER EXIGE LA GRATUITÉ POUR LES PERSONNES MALADES, LEURS PROCHES ET LEURS SOIGNANTS

Le masque est « un soin préventif ». Il est donc primordial pour toutes les personnes fragiles d’avoir accès aux masques, que ce soit à domicile ou pour leurs déplacements, et ce, gratuitement et facilement. Elles doivent déjà lutter contre la maladie, sont plus fragiles vis-à-vis du Covid-19 et ont peur d’être abandonnées. Doit-on rajouter encore une difficulté pour les personnes malades ? Seront-elles encore une fois oubliées ? Aucune disposition n’a été jusqu’à présent, mise en oeuvre pour toutes les personnes fragiles en ALD ou situation analogue. La Ligue contre le cancer ne peut laisser se perpetuer cette injustice et réclame avec force une prise en charge à 100% des masques filtrants, que ce soit pour les soins à domicile ou pour l’ensemble de leurs déplacements.

Pour les personnes malades fragiles, type ALD, la gratuité des masques est une évidence. Ne pas les protéger serait un déni du droit des plus fragiles à une politique sanitaire et sociale précautionneuse et bienveillante. Les masques doivent être un droit gratuit, accessible et disponible sans délai.

" Je ne peux comprendre, je ne peux accepter que les personnes malades soignées pour un cancer et plus largement toutes les personnes fragiles traitées pour une maladie type ALD, ne bénéficient de masques protecteurs et cela gratuitement, facilement, en quantité suffisante. Cela vaut pour les personnes qui leur viennent en aide. On s’apprêtait il y a peu à « les assigner à résidence » et on ne saurait les protéger ? Les inquiétudes qui sont exprimées par les personnes dont s'occupent la Ligue sont extrêment vives et l'émotion est intense" s’indigne le professeur Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer.

Qu’il soit chirurgical, en tissu homologué, à 3 plis, filtrant... le masque doit devenir une habitude pour les Français car il limite la propagation de l'épidémie de Covid-19. D'abord réservé en priorité aux soignants, le masque est désormais recommandé pour le grand public. A partir du 11 mai, le port du masque sera obligatoire pour :

  • Les enseignants, les professionnels de la petite enfance
  • Les collegiens
  • Les chauffeurs (bus, taxi, etc…)
  • Les usagers des transports en commun,
  • Les clients de certains commerces,

…et rien ne serait prévu pour les millions de Français atteints d’une maladie chronique ?

Le gouvernement et les autorités de santé doivent y remedier au plus vite. C’est une ardente obligation morale et sanitaire.

Masques grand public en prix libre, masques chirurgicaux dont l'utilisation ne peut excéder 4 heures, prix fixé à 95 cts l'unité… Comment feront les plus précaires et les plus fragiles pour s'en procurer ? Ne s'agit-il pourtant pas d'un produit de santé ? Les inégalités se creuseront encore alors que des injonctions au port du masque obligatoire sont prévues, en particulier dans les transports... Que de contradictions et de risques qui pèsent une fois encore davantage sur les publics les plus fragiles !

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29 AVRIL 2020

"La Ligue a vu venir très tôt l'épidémie et s'y est préparée ... en continuant de rester en contact avec les personnes malades, et le lien n'a pas été rompu"
Le Pr Axel Kahn présente le rôle de la Ligue contre le cancer en cette période de crise sanitaire et esquisse des premiers enseignements de l’épidémie pour le fonctionnement de l’association.


24 AVRIL 2020

Interview du Pr Axel Kahn, Président de la Ligue Nationale contre le cancer, parue dans l'ALSACE et les DNA le vendredi 24 avril 2020

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20 AVRIL 2020

COVID 19 : LA LIGUE MILITE CONTRE UN DECONFINEMENT SELECTIF DISCRIMINATOIRE

Poursuite du confinement pour les personnes vulnérables sur une base volontaire : la Ligue contre le cancer salue les précisions du Président de la République

Vendredi 17 avril 2020 - Dans le cadre des stratégies de déconfinement évoquées cette semaine, l’idée de poursuivre un confinement au-delà du 11 mai pour différents publics à risque, et notamment les personnes âgées, a largement été évoqué. La Ligue, tout en comprenant parfaitement l’objet de cette recommandation, a attiré l’attention sur la contradiction fondamentale et grave entre un déconfinement sélectif discriminatoire et les principes de la constitution française. Elle a également souligné avec vigueur, les risques pour les publics concernés d’un confinement prolongé et contraint.

Ce jour, le Président de la République a confirmé ne souhaiter aucune discrimination des personnes âgées ou fragiles dans le cadre de la future opération de déconfinement et en appelle à la responsabilité individuelle.

« L'esprit du droit est de protéger les personnes fragiles, certes pas de les discriminer. Au-delà de ce principe constitutionnel, l'assignation administrative prolongée de personnes fragiles, âgées comme atteintes de cancers ou d'autres affection, risque d'engendrer une grande souffrance physique et psychique, elle peut conduire à la perte du goût de vivre. La Ligue a réçu un nombre considérable d'appels de personnes angoissées, déstabilisées, désespérées. Il était important pour toutes ces personnesmalades et leurs proches que nous représentons d’évoquer cette réalité. Nous saluons les précisions apportées ce jour par le Président de la République » confirme le Pr Axel Kahn –Président de la Ligue contre le cancer.


8 AVRIL 2020

COVID 19 : LES PROCHES DES PERSONNES MALADES PEUVENT DEMANDER A BENEFICIER D'UN ARRÊT DE TRAVAIL

La Ligue a eu gain de cause : Les proches des personnes que les traitements contre le cancer rendent plus vulnérables face au coronavirus, peuvent bénéficier d’un arrêt de travail !

Afin de protéger les personnes malades fragilisées par leurs traitements et présentant de ce fait un risque de développer des formes sévères du Covid-19, la Ligue avait demandé à la Caisse nationale d’assurance maladie, puis au Ministère de la santé, que leurs proches vivant au domicile puissent bénéficier d’un arrêt de travail.

Partagée par d’autres associations membres de France Assos Santé, cette demande a été entendue : Désormais toute personne qui partage son domicile avec une personne vulnérable peut, en l’absence de solution de télétravail, solliciter son médecin traitant ou un médecin de ville, qui pourra prescrire un arrêt de travail s’il l’estime nécessaire. L’arrêt peut être prescrit jusqu’au 15 avril et sera renouvelable tant que les consignes sanitaires sont maintenues.

Plus d’infos sur le site Ameli.fr

Téléchargez la note du gouvernement sur ce dispositif d'arrêt de travail pour les aidants

Voir la page de la Ligue contre le cancer sur « COVID-19 : Conseils et Recommandations ».


4 AVRIL 2020

TABAC ET COVID-19 : UN RISQUE ACCRU DE COMPLICATIONS GRAVES

Une revue croisée de 5 études chinoises publiée le 18 mars dans le journal de l’Association international pour la prévention des maladies induites par le tabac (1) apporte de premiers éléments d’information sur les liens entre le tabagisme et la gravité du Covid-19. Si ce travail mérite encore d’être approfondi, il met notamment en évidence un risque de décès par Covid-19 multiplié par 2,4 chez les fumeurs.

Le tabac constitue la cause démontrée d’un vaste ensemble de graves maladies de l’appareil respiratoire, cancéreuses ou non. Le tabagisme joue également un rôle délétère sur le système immunitaire et expose les fumeurs à un risque accru vis-à-vis de maladies infectieuses. Des études réalisées après l’épidémie de MERS-CoV (Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient) de 2012 ont montré un surrisque de mortalité associé au tabagisme.

S’il est encore trop tôt pour évaluer l’impact précis du tabac dans le Covid-19, les informations publiées dans le Tobacco Induced Disease constituent déjà une alerte très sérieuse. Cette mini-revue est fondée sur 5 études publiées conduites en Chine et couvrant les deux premiers mois de la pandémie de Covid-19. Elle permet d’évaluer que le tabagisme multiplie par un facteur 2,4 le risque d’admission en réanimation, le besoin d’assistance respiratoire et le risque de décès chez les malades du Covid-19.

Rappelons, que les risques respectifs du tabagisme et du vapotage dans le contexte actuel de l’épidémie de Covid-19 ont fait l’objet d’une communication du Comité National Contre le tabagisme le 26 mars dernier.

(1) CI. Vardavas, K. Nikitara.,Tob. Induc. Dis. 2020 ;18 mars, 20


31 MARS 2020


21 MARS 2020 : COVID-19 ET CANCER

Épidémie de pneumopathies à coronavirus Covid_19 : La Ligue conseille les personnes concernées par le cancer.

La ligue accueille, informe et accompagne des dizaines de milliers de personnes qui ont développé des cancers. Elle ne les abandonnera pas. Jamais. Elle les conseille :

  • Vous êtes en traitement. Beaucoup de ces traitements peuvent diminuer vos défenses immunitaires et alors vous fragiliser. Vous ne devez cependant pas interrompre vos soins, parlez-en avec votre médecin. S’ils se déroulent à domicile, restreignez sorties et visites. Sinon, l’équipe en charge de votre traitement fera les prescriptions adaptées pour votre transport et traitement au centre de soins.
  • Vous êtes en parcours de soins post-cancers sans signe évolutif. Vous avez les mêmes risques que la population générale, notamment ceux liés à l’âge. Les consignes « barrières » générales s’appliquent à vous. Respectez strictement les consignes des autorités de santé.
  • Vous suivez des soins de supports post-cancers, en particulier dans les centres, espaces et antennes de La Ligue. - Si les locaux sont dans des foyers épidémiques actifs, une interruption temporaire est préférable. - Ne pas se rendre dans des locaux ouverts si vous présentez des signes cliniques, même modérés (rhume, toux, fièvre, fatigue accrue…)

Pour toute question, information, conseil en rapport avec l’épidémie actuelle et qui pourrait vous concerner, vous pouvez poser toutes vos questions ici sur l’espace forum de La Ligue : cliquez ici


19 MARS 2020 : COVID-19 ET ARRÊTS DE TRAVAIL

Modification de la déclaration des arrêts de travail pour les personnes atteintes de maladies graves et chroniques, dont le cancer

Les personnes fragiles, à risque de formes graves de l'infection COVID-19, doivent impérativement rester à leur domicile et ne pas se rendre sur leur lieu de travail. Si aucune solution de télétravail n’est possible, un arrêt maladie est nécessaire. A ce titre, les personnes malades atteintes de cancer sont concernées par cette disposition.

Ainsi, l’Assurance Maladie étend, à compter du 18 mars, son service de déclaration declare.ameli.fr aux personnes dont l’état de santé le justifie.

Pour les personnes concernées, il est désormais possible de s’y connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site https://declare.ameli.fr/ pour demander à être mises en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours. Cet arrêt pourra être déclaré rétroactivement à la date du vendredi 13 mars.

Cette procédure de déclaration concerne les salariés du régime général, les marins, les clercs et employés de notaire, les travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs et agents (y compris les agents contractuels) de la fonction publique.

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